20%des flux pétroliers mondiaux transitent par le détroit d'Ormuz (EIA)
400M bbllibérés des réserves stratégiques de l'AIE en 2026, plus grande libération depuis 1974
15à 30 jde transit additionnel par le Cap de Bonne-Espérance
Le détroit d'Ormuz, large d'une trentaine de kilomètres entre l'Iran et Oman, concentre à lui seul environ un cinquième des flux pétroliers mondiaux et une part majeure des exportations de gaz naturel liquéfié. Entre février et mai 2026, les perturbations militaires ont conduit à un effondrement quasi total du trafic, à des hausses des primes d'assurance de plusieurs ordres de grandeur, et à un détournement massif des flottes par le Cap de Bonne-Espérance.
Une décennie de capacité à reconstruire
La leçon est mondiale : les stocks stratégiques de nombreux pays se sont fortement réduits ces dernières années, alors même que les capacités excédentaires de production restaient limitées après une décennie de sous-investissement. Aux États-Unis, en Europe, en Asie et en Afrique, les opérateurs publics et privés relancent les programmes d'extension de capacités de stockage : terminaux d'importation, dépôts pétroliers stratégiques, bacs de produits raffinés, réservoirs de gaz naturel liquéfié.
États et opérateurs privés relancent simultanément leurs programmes d'extension de capacité de stockage, sur un horizon décennal.
Une fenêtre pour les ingénieries de stockage
Les ports atlantiques d'Afrique se positionnent comme alternatives crédibles aux routes traditionnelles. Les programmes d'extension de capacité concernent à la fois la Méditerranée occidentale, la côte atlantique africaine et la côte est-africaine. Pour les bureaux d'études spécialisés dans les terminaux d'importation, les dépôts pétroliers et les infrastructures portuaires, les programmes annoncés s'étalent sur l'ensemble de la décennie.